Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 18:46

Article "le Figaro 15/02/12"

 

 

 

 

 

 

Après trois années de baisse, les salaires de beaucoup de dirigeants sont repartis à la hausse.

 

 Selon le treizième rapport de la société de conseil aux investisseurs institutionnels Proxinvest, sur la rémunération des dirigeants des 250 premières sociétés cotées à Paris, la rémunération totale moyenne d'un dirigeant du CAC 40 s'est élevée à 4,11 millions d'euros en 2010 contre 3 millions en 2009.

 

Mais les numéros un des quarante premiers groupes français cotés n'ont pas encore retrouvé les sommets de 2006 (5,7 millions d'euros).

Les présidents exécutifs des quatre-vingts sociétés cotées qui suivent celles du CAC 40, ont également bénéficié d'une progression de leur rémunération. Ils ont gagné en moyenne 2,08 millions d'euros. Soit une hausse de 31% par rapport à 2009.

Seuls les numéros un des entreprises moyennes cotées ont accusé une baisse de 17% de leur rémunération annuelle tombée à 511 000 euros.

 

 Soit huit fois moins que celle d'un dirigeant du CAC 40. «Ce sont des entreprises familiales. Certains de leurs présidents ne touchent pas de salaire mais des dividendes en leur qualité d'actionnaires», explique Loïc Dessaint, directeur associé chez Proxinvest.

 

 

Au hit-parade des présidents exécutifs les mieux payés en 2010, Jean-Paul Agon aux commandes de L'Oréal arrive en tête avec 10,70 millions. Il est suivi par Bernard Arnault (LVMH) avec 9,71 millions, Carlos Ghosn (Renault-Nissan) avec 9,67 millions, Bernard Charlès (Dassault Systèmes) avec 9,50 millions. Gilles Pelisson qui a quitté la présidence d'Accor en janvier 2011, arrive en cinquième position avec 9,20 millions dont 5 millions d'indemnités de départ.

Rétablir la confiance avec les actionnaires

Passant au crible les différents éléments qui entrent dans la rémunération totale (fixe, bonus, options, actions de performance), Proxinvest constate que le million d'euros devient la norme comme salaire de base dans le CAC 40.

 

La société de conseil regrette la hausse (6,3%) en 2010 des rémunérations fixes des 120 premiers dirigeants français.

Ses experts déplorent également le manque de transparence.

 

Les entreprises ne publient pas le coût réel des retraites-chapeau dont bénéficient 73 dirigeants des 120 premières entreprises françaises cotées.

Contrairement aux groupes européens, elles ne précisent pas les modes de calcul des bonus annuels qui ont progressé de 34% en 2010 par rapport à 2009 pour les dirigeants du CAC 40 et représentent en moyenne 138% du fixe. «Les actions de performance sont malheureusement dans de trop nombreux cas acquises après un délai très court de deux ans», analyse Loïc Dessaint. Certaines entreprises et les banques mettent en place des bonus pluriannuels pour échapper au contrôle des actionnaires.

Soucieuse de rétablir la confiance avec les actionnaires, Proxinvest plaide pour une meilleure information sur les critères de performance vérifiables sur le long terme. Elle demande de connaître le coût individuel des retraites-chapeau. Malgré le refus des grandes entreprises, elle souhaite que les actionnaires votent chaque année pour ou contre les rémunérations des dirigeants lors de l'assemblée générale. Après le Royaume-Uni, l'Australie, les Pays-Bas, la Suède, la Norvège, les États-Unis, la Belgique et l'Allemagne ont adopté ce système.

 

 

 

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Le débat sur le coût des salaires en France (trop élevé par rapport aux autres pays européens et autre) n'est -il pas indécent lorsque l'on lit cet article? 

 

Le Smic est à 1398 euros bruts par mois...calculez le ratio...

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Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 19:48

 

"Deux ans après la mise en place de plans dans les entreprises, la première journée nationale de l'emploi des seniors prouve qu'il y a encore bien du chemin à faire pour améliorer la situation des plus de 50 ans au travail.

Pour éviter de se retrouver sur le carreau passé 50 ans, il faut anticiper sa «séniorité»… C'est ainsi que l'on peut interpréter la principale conclusion de l'enquête TNS Sofres commandée par l'Association de la Journée nationale pour l'emploi des seniors:

 57% des sondés souhaitent changer de métier ou de filière avant la fin de leur vie professionnelle.

Et 73% pensent qu'il faut le faire avant 45 ans.

 

Député-maire (UMP) de Courbevoie, à l'origine d'un amendement en 2009 instaurant précisément le bilan d'étape professionnel à partir de 45 ans, Jacques Kossowski, président de l'Association, a réuni le 8 février divers interlocuteurs, de Pôle Emploi au cabinet de recrutement Mercuri Urval, en passant par l'Association nationale des DRH et autres associations engagées sur le thème du travail des seniors.

 

 Objectifs: faire le point et cibler les solutions

Où en sommes-nous? Il y a deux ans, sous la pression des pouvoirs publics, les entreprises mettaient en place des «plan seniors». De ces mesures, on sait que 80 % sont tournées vers le maintien dans l'emploi et 20 % seulement vers le recrutement. Mais l'impact de ces plans n'a pas encore fait l'objet d'une évaluation.

 

La seule donnée que l'on ait finalement est le taux d'emploi des 55-64 ans, qui progresse lentement. Il se situe aujourd'hui à 41,5 %,.

C'est 7 points de moins que la moyenne européenne et 19 points de moins que l'Allemagne.

Cette très lente progression s'explique par les habitudes prises dans les entreprises qui consistaient à pousser les seniors vers la sortie, à coup de plans de départ volontaires et autres conditions avantageuses pour baisser les coûts. Une solution qui arrange aussi bien l'entreprise que les partenaires sociaux…

Chômage de longue durée

Si les améliorations sont visibles sur la question du maintien dans l'emploi des seniors, celle du recrutement reste très problématique.

Décrocher un job après 55 ans semble mission impossible.

Preuve en est le chômage de longue durée (plus de deux ans) qui touche de plein fouet les plus de 50 ans.

 

Que faire? Brigitte Ustal-Piriou, présidente de la commission intergénérationnelle et gestion des âges de l'ANDRH, constate qu'il n'y a pas forcément d'adéquation entre les formations suivies par les seniors et les besoins des entreprises.

Elle prône «une GPEC (gestion prévisionnelles des emplois et compétences)» territoriale qui permettrait de cibler les besoins des PME et TPE». Un travail qui impliquerait Pôle Emploi, les syndicats, les branches de métiers.

Pour Sylvain Grevedon, spécialiste de l'emploi des seniors chez Mercuri Urval, les solutions tiennent à la formation et aux entretiens de mi-carrière. Il s'avoue «relativement pessimiste» pour les personnes sorties du marché de l'emploi à plus de 50 ans… «Il faut faire en sorte que les futurs quinquas ne connaissent pas la même situation».

De son côté, Jean-Marc Coursin, président de l'association QuinquasCitoyens, déplore un énorme gâchis dans les entreprises, avec des salariés dont les compétences sont ignorées. «On demande des compétences! Mais l'entreprise ne sait pas les utiliser. L'entreprise ne doit pas être compétente mais intelligente».

Outre le bilan d'étape professionnel, droit encore bien souvent ignoré dans les sociétés, Jacques Kossowski invite aussi à chercher des solutions du côté des transmissions d'entreprises. En sachant bien que tous les seniors n'ont pas forcément la fibre et la capacité à reprendre une affaire… "

 

Le Figaro 9/02/12

 

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Une honte...

Les personnes que je rencontre considèrent même qu'avant 50 ans, Ils sont déjà seniors...et pensent qu'ils ne retrouveront pas d'emplois...

 

Par trentenaire - Publié dans : RETROUVER UN TRAVAIL
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Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 19:31
09/02 | 16:50 Les Echos (source Reuters)
 

"Nicolas Sarkozy envisage de soumettre à référendum un nouveau système d'indemnisation des chômeurs qui seraient obligés d'accepter le premier emploi pour lequel ils auront bénéficié d'une formation, s'il est réélu au printemps prochain.


Le chef de l'Etat, qui n'a pas encore officialisé sa candidature, propose, dans une interview au Figaro Magazine, de créer un système dans lequel les chômeurs se verraient proposer une rémunération par le service public de l'emploi en contrepartie d'une formation obligatoire.


"Passé un délai de quelques mois, toute personne au chômage sans perspective sérieuse de reprise d'emploi devra choisir une formation qualifiante", explique-t-il.

 

 "Celle-ci sera définie par un comité national qui identifiera, avec des chefs d'entreprise et des syndicalistes, les secteurs d'avenir créateurs d'emplois."


"A l'issue de cette formation, qui sera obligatoire, le chômeur sera tenu d'accepter la première offre d'emploi correspondant au métier pour lequel il aura été nouvellement formé", ajoute Nicolas Sarkozy.


Pour répondre aux nouveaux besoins de formation que cela suppose, le chef de l'Etat promet d'engager "une grande réforme de la formation professionnelle".
Il estime que la meilleure façon de surmonter les blocages éventuels serait de "s'adresser directement au peuple français".
Nicolas Sarkozy,prié de dire si cela signifie un référendum, il répond : "Oui."


"Si un consensus se dégage parmi les partenaires sociaux, cela ne sera pas nécessaire.

 

 Mais si les intérêts particuliers, les obstacles catégoriels s'avéraient trop puissants, il faudrait sans doute réfléchir à l'opportunité de s'adresser directement aux Français pour qu'ils donnent leur opinion sur ce système d'indemnisation du chômage et sur la façon dont on doit considérer le travail et l'assistanat", ajoute-t-il."

 

 

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Bonjour,

 

J'ai hâte de voir quels sont les secteurs porteurs qui recrutent choisis par le "comité", surtout pour les personnes sans qualification...

 

A suivre.

Par trentenaire
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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 18:44

Bonjour,

 

Je vous recommande un article des Echos qui parle des secteurs qui vont connaître ou qui connaissent déjà des difficultés. Bonne lecture.

 

"L'automobile et la banque déjà concernées, d'autres secteurs sous la menace de restructurations

De manière préventive ou défensive, plusieurs grands plans de départs ont été annoncés ces dernières semaines. D'autres se profilent.

Ecrit par
Veronique LE BILLON
 
 

"L'automobile dégraisse

PSA (...)

Il s'agira cette fois principalement de cols blancs, ingénieurs, techniciens, commerciaux ou informaticiens.

Renault s'en tient, pour l'instant, à des mesures moins drastiques, en multipliant les semaines de chômage partiel, pour ne pas laisser la production s'emballer. Mais, en cas de récession, des mesures plus radicales ne sont pas écartées. Du côté des équipementiers, 2011 est une année de croissance et de nouvelles réductions d'effectifs (après celles de 2008-2009) ne sont pas au programme.

Les banques réduisent leur bilan

Les réductions d'effectifs sont mondiales et concernent principalement la banque de financement et d'investissement (BFI).

 Société Générale compte supprimer « plusieurs centaines d'emplois », a-t-il annoncé, sans donner de détails. BNP Paribas a chiffré les suppressions à près de 1.700 postes d'ici à fin 2012, dont 464 en France. Elles concernent la BFI et la gestion d'actifs.

Des annonces sont aussi attendues chez Crédit Agricole CIB.

La pharmacie se restructure

Pfizer France a annoncé en septembre la suppression de 225 postes en France pour préserver sa compétitivité au moment où il perd certains brevets (Lipitor, Viagra). Comme en 2009, les visiteurs médicaux seront les premiers concernés. Abbotta annoncé la semaine dernière la mise en place d'un « plan qui concerne 300 employés », à l'occasion de la cessation d'activité des Laboratoires Fournier à Dijon. Des transferts de personnels de R&D sont prévus.

La presse en difficulté

Laissant 1.650 salariés sur le carreau, la mise en liquidation il y a quinze jours de la Comareg, éditeur de journaux gratuits d'annonces (« Paru Vendu ).

 La filiale du Groupe Hersant Media avait déjà procédé, avant l'été, à 758 licenciements. Les journaux payants ne sont pas épargnés : les Journaux du Midi, à Montpellier ont annoncé un plan de départs volontaires de 158 salariés, le plan de relance du « Parisien-Aujourd'hui en France » prévoit 48 départs, le propriétaire de « France-Soir » veut licencier 89 salariés, « La Tribune » négocie un plan de départs de17 salariés, et Mondadori France a entrepris un PSE (37 postes). Les imprimeries (Le Monde, Helio Corbeil) souffrent aussi.

Incertitude dans le nucléaire

Total a lancé en avril un plan de départs volontaires visant 700 postes entre 2011 et 2017.

Depuis, le groupe a présenté un projet de réorganisation de ses activités dans le raffinage et la pétrochimie. Il a affirmé qu'il aurait lieu « sans licenciement, ni plan social », mais les syndicats restent inquiets.

 

Areva que l'incertitude est la plus forte.Après avoir embauché l'équivalent de 10.000 salariés par an pour se préparer à la renaissance de l'atome, le groupe doit s'adapter à la nouvelle donne post-Fukushima. Des fermetures d'usines sont prévues en Belgique ou en Allemagne, ainsi que des cessions d'actifs. Le groupe a démenti vouloir se séparer de 3.000 à 4.000 salariés, même si le chiffre a pu circuler en interne. Verdict le 13 décembre, avec la présentation du plan stratégique.

Aérien : économies en vue

Air France-KLM prépare un plan d'économies pour début 2012. De premières indications seront connues début décembre, à l'occasion de la révision de son plan de gestion prévisionnelle de l'emploi. "

Par trentenaire
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Mardi 1 mars 2011 2 01 /03 /Mars /2011 15:46
01/03/11 | 07:00 | Les Echos
 

Un Français sur quatre pense que, en période de crise économique, les hommes devraient être prioritaires pour trouver un emploi, selon une étude de l'Insee, qui montre que certains clichés ont la vie dure.

63 % des personnes interrogées estiment que, pour s'épanouir, une femme doit avoir des enfants et plus de la moitié estiment qu'un enfant d'âge préscolaire risque de souffrir du fait que sa mère travaille.

 

Les Echos

 

" Non, le machisme n'est pas mort! Et la culpabilité des femmes qui travaillent non plus..."

Par trentenaire - Publié dans : MONDE DU TRAVAIL
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